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Hôtel Bor, le rebond offensif de David Cozette

Commentateur de matchs de basket, David Cozette a changé de vie pour devenir hôtelier à Hyères. Une reconversion qui a abouti en pleine crise sanitaire, un été hors du commun entre deux confinements. Pour autant, le nouvel entrepreneur ne regrette rien.

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Quitter Paris et des postes salariés confortables dans de grandes chaînes de télévision pour investir dans l’hôtellerie varoise, c’est le projet que David Cozette et sa femme ont commencé à dessiner fin 2017, au moment où ils rencontraient le propriétaire de l’Hôtel Bor à Hyères. C’est un ami proche, Eric Cerase, hôtelier au Lavandou qui leur a transmis l’envie tout en les avertissant des difficultés du métier. Si le timing côté carrière était à priori parfait, leur reconversion n'intégrait pas, évidemment, les bouleversements liés à la crise sanitaire.

Ouvrir… et refermer trois jours plus tard

Après deux ans de démarches, leur projet aboutit en janvier 2019 quand ils signent l’acquisition de cet établissement de 20 chambres posé sur l’eau, avec plage, matelas et restaurant. Ainsi, ils ouvrent l’hôtel le 4 mars puis le restaurant le 11 mars… pour tout refermer trois jours plus tard. « C’est la première fois qu’on se lance dans l’entreprenariat, c’était l’aboutissement de deux ans d’efforts, donc sur le moment, c’est très douloureux », com- mente David Cozette. Alors, comme tout le monde, il s’adapte, place son personnel en chômage partiel et découvre de nouvelles démarches administratives. Après trois mois de confinement, il ouvre enfin, en juin, son hôtel pour la saison. « On a été assaillis, tout le monde avait envie de sortir, s’amuse-t-il avec le recul. On a découvert notre métier sans avoir la pré-saison pour se roder, les débuts ont été rock’n roll ». Après une période de rodage accéléré, le couple découvre son nouveau métier avec plaisir et malgré le contexte, ne regrette rien : « Il y a toujours des ennuis à régler mais on est responsables de notre destin, on ne reviendrait pas en arrière ». Un été hors du commun, avec une fréquentation au rendez-vous, qu’ils ont pu gérer aussi grâce à une équipe solide de 20 salariés : « On a pu compter sur une équipe professionnelle et enthousiaste. Quand, en fin de saison, quasiment tout le personnel a émis le souhait de continuer avec nous, on voit ça de manière très positive ».

« On a eu la chance de pouvoir travailler pendant la haute saison »

Alors que le premier confinement était tombé au moment de l’ouverture, l'annonce du deuxième a eu lieu en fin de saison. « On avait prévu de fermer fin novembre, relativise David Cozette. C’est terrible de dire ça, mais on s’habitue à tout dans la vie ! On a fermé un peu plus tôt, on avait aussi moins de personnel du fait de l’arrière-saison. Je me sens miraculé, quand on voit aujourd’hui que les stations de sports d’hiver ne sont pas sûres d’ouvrir, nous, on a eu la chance de pouvoir travailler pendant notre haute saison ». Confiné mais pas inactif, le couple profite de cette période pour avancer les travaux d’entretien, penser à la saison suivante pour continuer à augmenter la qualité de service, tout en espérant pouvoir rouvrir en février.

Consultez le site de l'hôtel Bor.