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1er accélérateur des 70 000 entreprises du Var

Recrutement : un plan d’action pour accompagner les secteurs en tension

Hôtellerie-restauration, industrie, santé : avec la reprise, plusieurs secteurs d’activité connaissent actuellement de sérieuses difficultés de recrutement. En lien avec les acteurs économiques, les services de l’État se mobilisent pour accompagner les entreprises.
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  • #ENTREPRISE EN DIFFICULTE
  • Recrutement dans la restauration
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    Mercredi 16 mars 2022

    A la fin de l’année 2021, le Premier ministre Jean Castex avait présenté un vaste plan d’investissement dans les compétences afin de lutter contre les tensions de recrutement dans plusieurs secteurs économiques. Doté d’un budget de 1,4 milliard d’euros, celui-ci se donnait notamment comme objectif de « soutenir l’effort de formation des salariés et des demandeurs d’emploi, en particulier de longue durée, pour favoriser leur accès à des métiers en tension ».

    Dans la foulée, ce plan s’est déployé localement, en lien avec les préfets de région et de départements. Dans un premier temps, il fallait identifier les secteurs connaissant des difficultés de recrutement: dans le Var, cela concernait principalement l’hôtellerie-restauration, l’industrie, le BTP, le commerce et la distribution-logistique, ainsi que la santé et le social. Ces dernières semaines, des réunions ont été organisées dans tout le territoire par les sous-préfets d’arrondissement, à Toulon, Brignoles et Draguignan. Autour de la table se sont ainsi retrouvés les acteurs économiques dans toute leur diversité : les représentants des chambres consulaires dont ceux de la CCI du Var, les organisations patronales, les branches professionnelles concernées, les collectivités locales, les services de l’Éducation nationale, le service public de l’emploi - Pôle Emploi, missions locales - ainsi que les clubs d’entreprises.

    « Après ces réunions, qui nous ont permis de collecter les doléances des professionnels et d’identifier plus finement les problématiques, nous avons rédigé un document de synthèse, détaille Arnaud Pouly, directeur départemental de l’Emploi, du Travail et des Solidarités. Le préfet a ensuite élaboré une feuille de route afin que nous nous concentrions sur des axes forts ».

     

    Valoriser les métiers en tension et intensifier la formation

    Le premier de ces axes était de mener un travail sur l’attractivité des secteurs « en tension » et la valorisation des métiers qui peinent à recruter : visites d’entreprises, campagnes de communication… Parallèlement, l’accent a été mis sur la multiplication des job dating, la promotion du tutorat, une incitation à recruter par le biais de stages pour découvrir les métiers, etc. «L’entrée en vigueur du CEJ, le Contrat engagement jeune, le 1er mars a participé à cette dynamique pour les jeunes de 16 à 25 ans, complète Arnaud Pouly. Il s’agit d’un parcours entièrement personnalisé de 6 à 12 mois avec l’objectif de les aider à définir leur projet professionnel et à trouver un emploi grâce à un accompagnement personnalisé».

    La formation était également l’un des axes forts, avec une demande des professionnels de mettre en place des sessions de formation au plus près des territoires et en lien direct avec les besoins des entreprises. En intensifiant encore l’accompagnement des dirigeants d’entreprises pour leur présenter toute la palette des offres proposées par l’État et ses partenaires ainsi que les dispositifs d’aides à l’embauche.

    Enfin, ces réunions ont mis en lumière la nécessité de lever les freins périphériques à l’emploi. Cela concerne notamment les problèmes de logement - pour les saisonniers mais également pour les actifs : un partenariat a ainsi été initié avec Action Logement et l’Union régionale pour l’habitat des jeunes (URHAJ). De même, les thématiques de mobilité étaient au cœur des échanges : à l’image de ce que propose l’association Garrigues dans le territoire de la Provence Verte, de nombreuses initiatives d’auto-partage et de covoiturage se développent et doivent être accompagnées. Il en va de même pour la garde d’enfants, souvent problématique dans le cas des familles monoparentales ou pour les salariés aux horaires décalés - dans la restauration notamment : la CAF déploie par exemple des crèches à vocation d’insertion professionnelle (AVIP) pour offrir une plus grande souplesse d’accès.