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1er accélérateur des 70 000 entreprises du Var

Lapp-Muller, des câbles "made in Grimaud" pour le monde entier

Basé à Grimaud, le fabricant de câbles industriels emploie une centaine de salariés. L'entreprise a connu récemment une profonde restructuration, qui lui permet aujourd'hui d'envisager l'avenir avec sérénité et appétit de conquête.
Lapp Muller à Grimaud
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Lundi 25 juillet 2022

C'est un poids lourd industriel, l'une des rares usines du golfe de Saint-Tropez : chez Lapp-Muller à Grimaud, on produit depuis 30 ans des milliers de câbles, de toutes les tailles et pour tous les usages. Et si l'unité de production est installée dans le Var depuis 1992, elle est l'héritière de plus de 80 ans d'histoire, avec une création dans la région parisienne en 1939.

Dans les 9 000 m² de l'usine grimaudoise, ce sont plus d'une centaine de personnes, en comptant les salariés et la dizaine d'intérimaires, qui s'affairent sur les lignes pour produire des câbles destinés à partir dans le monde entier. "Nous ne fabriquons pas de câbles standard, ici c'est principalement du sur-mesure, résume le directeur général Marc Fernandes. Des câbles dynamiques, qui nécessitent souvent de longs mois de conception, et qui vont être utilisés dans des environnements extrêmes et seront soumis à des torsions et des tensions importantes".

Les câbles made in Grimaud se retrouveront ainsi dans les robots des lignes de production de constructeurs automobiles tels que Fiat ou Peugeot, ou dans les entrailles de sous-marins. D'autres prendront le large pour équiper des plateformes pétrolières, des bouées de chargement, ou resteront au port pour assurer par exemple les transmissions de commandes des grues de chargement des porte-containers. Enfin, les câbles Lapp-Muller sont aussi familiers des passionnés de sports d'hiver - même s'ils restent discrets : c'est en effet l'entreprise varoise qui fournit Poma, l'un des principaux fabricants de remontées mécaniques.

 

 

Une entreprise qui renoue avec la rentabilité

L'entreprise Lapp-Muller est le deuxième employeur industriel du golfe de Saint-Tropez - derrière l’usine Naval Group de Gassin. Mais du fait du profil particulier de sa production, elle a longtemps été déficitaire, régulièrement renflouée par sa maison-mère, le groupe allemand Lapp, qui l'a reprise en 2003.

En avril 2019, un manager de transition avait été nommé pour mener une démarche de restructuration afin de reprendre le chemin de la rentabilité. Un travail de fond qui a duré deux années, perturbées par la crise sanitaire, et qui porte enfin ses fruits aujourd'hui : "Sur l'exercice 2021, nous avons enregistré un bénéfice de 50 000 €, du jamais-vu, s'enthousiasme Marc Fernandes. Et nous tablons pour 2022 sur une situation quasiment à l'équilibre". Des chiffres scrutés de près par celui qui était auparavant directeur financier et qui est devenu directeur général à la fin de l'année 2021. "J'étais très impliqué dans le projet de restructuration de l'entreprise, j'avais travaillé de manière très étroite avec Jean-Lucien Cousquer, le manager de transition, raconte-t-il. J'avais d'ailleurs formulé une offre de reprise avec deux autres cadres. L'offre de reprise n'a pas été retenue, mais les dirigeants m'ont proposé de me confier la direction générale, ce que j'ai accepté".
 

Des difficultés de recrutement

L'entreprise semble avoir laissé derrière elle les zones de turbulences, et aborde l'avenir avec une certaine sérénité : le chiffre d'affaires est ainsi passé en un an de 12,6 à 14 millions d'euros, avec un objectif 2023 fixé autour de 15 millions d'euros. Quant au carnet de commandes, il se remplit de manière exponentielle : "On peut parler de bon carnet de commandes lorsque l'on atteint 6 millions d'euros, explique Marc Fernandes, or nous en sommes aujourd'hui à 9 millions ! L'activité va être à flux tendu, mais nous allons tenir les délais".

Seule ombre au tableau, de réelles difficultés de recrutement. L'industrie peine aujourd'hui à trouver de nouveaux talents, et cette tension est encore plus forte dans le secteur du golfe de Saint-Tropez, où les salariés ont du mal à se loger du fait des prix de l'immobilier, et où la circulation est extrêmement difficile pendant la saison estivale. "Mais nous sommes confiants dans nos perspectives de développement : d'ailleurs, nous recherchons actuellement trois personnes en production".