Portraits d'entreprises varoises
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Florisud : le Var a du bouquet

Florisud est un bel exemple de travail concerté entre les acteurs d’une filière, qui cherche à se démarquer en misant sur la fleur coupée méditerranéenne, tout en affichant ses préoccupations en matière de développement durable et de pérennisation, dans un contexte qui n’est pas toujours tout rose. Communiqué de presse du 5 juillet 2011.

Créé en 1994, l’association Hyères Hortipole, qui coordonne les actions du pôle FLORISUD, comptait 178 membres à fin 2010, dont 169 exploitations horticoles. Le développement de l’horticulture varoise passait et passe plus que jamais par le développement des relations et de la concertation entre les différents acteurs, au rang desquels les organismes professionnels et en particulier : Sica Marché aux fleurs, Scradh (Syndicat du centre régional d’application et de démonstration horticole), Phila-flor (Groupement des producteurs de fleurs coupées), Syndicat horticole du Var….
Dès sa création, Hyères Hortipole a d’abord travaillé sur 2 axes : la qualité du produit Fleur coupée et la promotion.
Fonctionnant en SPL (Système Productif Local) depuis 2005, Hyères Hortipole, avec ses membres et partenaires, a été retenue en mai 2010 comme Grappes d’entreprises sous l’appellation FLORISUD ; Les grappes d’entreprises sont un dispositif complémentaire à celui des pôles de compétitivité. « Compte tenu de notre positionnement (la fleur coupée), nous avons estimé qu’il était plus judicieux de travailler au rapprochement méditerranéen et sommes intégrés au programme européen Flormed qui regroupe l’Italie, l’Espagne et la Grèce », explique Benjamin Hénault, coordinateur.

Trois axes de travail

Dans le cadre du programme FLORMED : « Nos thèmes de réflexions et actions communes concernent trois axes :
L’innovation végétale : le Var est le premier département horticole de France pour la production de fleurs coupées ; Une étude 2006 a montré qu’il fallait concentrer nos efforts sur une offre méditerranéenne et s’orienter vers des produits spécifiques comme l’anémone, le renoncule, le strelitzia où la concurrence étrangère est moins forte ».
La promotion de la fleur méditerranéenne en direction des professionnels : « Si nous n’avons pas développé de marque commune à l’ensemble des partenaires du programme – chacun ayant déjà sa propre marque, Hortisud pour le Var - nous communiquons sur notre dynamique de coopération et l’offre méditerranéenne de façon générique ».
Le travail en réseau : en matière de coopération commerciale, les marchés de Hyères et San Remo facilitent mutuellement l’accès à leurs systèmes de vente au cadran (enchères électroniques); un système de vente à distance est opérationnel, ce qui implique de normaliser les conditionnements. L’accès au produit se simplifie.
Travail en réseau également avec les collectivités partenaires de Flormed, dont le Conseil général du Var. « Nous réfléchissons à ce que doivent être les bonnes pratiques horticoles en zones périurbaines et littorales. Comment laisser toute sa place à l’horticulture quand la pression foncière est de plus en plus forte ? ».
En termes de fonctionnement de la grappe Florisud, la coordination est assurée par Hyères Hortipole. Un comité de pilotage réunissant acteurs publics et privés décide des orientations prioritaires. L’animation de chaque thématique est confiée à un membre de Florisud. Par exemple, l’énergie est confiée au syndicat horticole du Var, l’innovation végétale à la station d’expérimentation SCRADH.
L’énergie est d’ailleurs une problématique très importante : pour un rosiériste, le chauffage des serres peut représenter jusqu’à 35 à 45% des charges d’exploitation…

Des projets en cours d’éclosion

Les préoccupations des acteurs de l’horticulture varoise en matière de développement durable sont réelles. Plusieurs actions sont en cours ou en projet pour pérenniser un secteur d’activité qui doit garder toute sa place dans le paysage économique et urbain du Var et du bassin de Hyères en particulier.

Développement durable

Le projet REREC (Récupération d’Energie sur Réseau d’Eau Contraint) est animé par le Syndicat horticole du Var, en association avec la société du Canal de Provence notamment. Le projet vise à récupérer des calories sur l’eau du canal de Provence avec un système de pompe à chaleur haute température. Il s’agit d’une opération pilote qui va nécessiter 3 ans de développement et qui a pour objectif le chauffage des serres.
Grille de diagnostic environnementale : une grille a été élaborée pour permettre aux exploitants de se positionner par rapport à la réglementation et développer de bonnes pratiques.
Réduction des traitements chimiques : pour limiter l’usage des traitements chimiques de lutte contre les ravageurs, la SCRADH planche sur la biodiversité fonctionnelle. Ce projet consiste à inventorier la faune indigène, déterminer le potentiel de lutte, favoriser le peuplement dans les serres.
ZA horticole : une étude est menée par la Chambre d’agriculture du Var, en partenariat avec TPM, en vue de la création d’une zone d’activité horticole sur le Bassin de Hyères. Surface prévue : 15 à 25ha.
Il s’agit ici de créer les conditions d’appui de toute nature pour favoriser l’installation de candidats. Ceci constituerait une réponse intéressante au problème d’installation de nouveaux exploitants et à la sécurisation des espaces dédiés à l’horticulture.

Le paysage horticole varois

L’horticulture représente environ 500 exploitations, dont 170 sont membres du pôle. Ces dernières représentent plus de la moitié de la production varoise. « Les exploitations sont de petite taille et emploient en moyenne 3 personnes : un couple et un salarié (hors saisonniers). Une étude a démontré un vrai problème de transmission, des niveaux de retraites faibles – d’où maintien de parcelles de subsistance -, un outil vieillissant, sans oublier les spéculations sur le devenir du sol…
Si l’on veut ne pas laisser l’attentisme s’installer et aussi encourager de nouvelles installations, il faut que les collectivités publiques affichent clairement leur politique en matière de devenir du foncier agricole ».
Le nombre de producteur baisse (départs en retraite). La concurrence des Pays-Bas et de l’Afrique est rude. Les prix moyens sont en légère baisse ou stagnants, d’où resserrement des marges.

Le Marché aux fleurs de Hyères

  • 95% des fleurs coupées sont varoises.
  • 2/3 de la production varoise passe par le Marché aux fleurs de Hyères.
  • Néanmoins, le CA stagne : 35 M€ en 2005 - 32 M€ en 2010
  • 18% du CA du Marché aux fleurs est constitué par la rose (environ 30% il y a 10 ans).

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Florisud
Association Hyères Hortipole
1202 Vieux chemin de Toulon
83 400 Hyères
Tel : 04 94 23 62 84 www.florisud.fr
Contact presse : Katia Bizat - 04 94 22 80 08 / 06 21 73 18 75 - katia.bizat@var.cci.fr